Comme la génération qui les précède, 80% des individus de sexe féminin de moins de 18 ans ont déjà été à la diète au moins une fois. Ce qui s’est aggravé, c’est que 40% des fillettes de 9 ans ou moins ont déjà fait de même. L’initiation des comportements de restriction alimentaire se fait donc maintenant dès l’âge de 7 ans pour certaines. Le pire, c’est que la majorité des jeunes ont un poids tout a fait moyen et n’ont aucune indication médicale à perdre du poids.
Etre à la diète à 7 ans, ou dix, ou seize, c’est grave. C’est commencer sa vie avec déjà une image négative de soi et de son corps. C’est imiter les grandes en restant sur sa faim dans le simple but de modeler sa silhouette. C’est, sans être anorexique ni boulimique, emprunter à ces troubles sérieux des comportements malsains, avec les conséquences que cela implique. C’est devenir petit à petit une « pro » des calories et se les allouer seulement les jours ou la balance nous le permet. C’est craindre de combler ses besoins alimentaires pour éviter de développer les rondeurs normales d’une femme adulte. C’est maigrir avant même de grandir.
Le fait de se mettre à la diète est reconnu comme un facteur de risque d’obésité future, chez les jeunes tout autant que chez les adultes. Plus la diète est entreprise tôt, plus le risque est grand que l’adolescente subisse un gain de poids à l’âge adulte. De plus, les conséquences néfastes des diètes sur la santé des jeunes sont multiples: perturbations du système métabolique, arrêt de croissance, puberté retardée, risque accru d’ostéoporose et de carences alimentaires et augmentation du risque de développer un trouble alimentaire plus sérieux tel l’anorexie ou la boulimie. Le fait d’être à la diète chez les jeunes est également associé à une panoplie d’autres comportements malsains, comme l’usage de tabac.
En tant que parent, le poids est un sujet difficile à aborder. On a peur d’ouvrir une boîte de Pandore. Mais si cela préoccupe votre enfant, même si vous n’y voyez pas de raison, il faut réagir et offrir à votre enfant un soutien professionnel. Le simple fait de ne pas aimer son corps peut dégénérer en comportements de diète et nuire à sa santé future. Si vous même avez vécu l’enfer des régimes, vous savez à quel point ce cercle est vicieux : On ne s’aime pas alors on veut maigrir, on ré-engraisse, on s’aime encore moins et on essaie quelque chose d’un peu plus radical, jusqu’à avoir tout essayé et se retrouver avec un poids plus élevé qu’avant.
La préoccupation à l’égard du poids ne se fait plus comme avant à l’âge adulte. Les parents ont donc un certain pouvoir de changer la destinée de leur enfant et de leur éviter ce qu’ils ont eux-mêmes vécus. Il est beaucoup plus facile de ne jamais s’embarquer dans cette galère que de revenir à la nage des années plus tard! Offrez à votre enfant le beau cadeau de la prévention et consultez une diététiste compétente en prévention des troubles alimentaires et de l’obésité chez l’enfant, juste au cas où cela la tracasse plus qu’elle ose vous l’admettre.
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Marie-France Lalancette, nutritionniste Plus de 10 années d’expérience pour bien vous servir |
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Approche globale alternative en gestion du poids, adaptée aux causes désespérées telles: longue histoire de diète, métabolisme ralenti, compulsion alimentaire, anorexie, boulimie
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Alimentation de l’enfant (anorexie, boulimie, allergies…)